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Allergie aux pollens

L’allergie au pollen, un phénomène de société

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© MKR Berlin - iStockphoto

Les personnes souffrant d’allergies aux pollens sont en ce début de millénaire, quatre fois plus nombreuses qu’au début des années 1980. L’évolution et la dégradation de notre environnement sont probablement en cause.

L’allergie aux pollens, un phénomène saisonnier ?

Au printemps, les nez qui coulent, les éternuements à répétition et les yeux rougis se multiplient. Pourtant, il ne fait plus froid, et au contraire les températures remontent, les oiseaux chantent… mais voilà, les plantes laissent voler leurs pollens dans l’air que nous respirons. Certains systèmes immunitaires mal réglés réagissent négativement, et ce sont les allergies en chaîne qui se déclenchent.

Lorsque l’on parle de saison des pollens, il faudrait mettre le mot saison au pluriel tant les sources allergènes sont diverses et leur explosion étendue dans le temps. Il existe trois saisons polliniques principales et celles-ci ne sont évidemment pas fixes. Elles dépendent essentiellement des conditions climatiques qui avancent ou retardent le cycle des plantes. Néanmoins, en temps « normal », les premiers pollens à se répandre dans l’atmosphère sont ceux des arbres de mars à avril dans le nord de la France mais dès la fin décembre dans le sud de l’hexagone. Dans les régions méridionales viennent ensuite les pollens des graminées d’avril à août. Ceux-ci ne volent dans l’air du nord qu’à partir de la fin mai. Dans les régions septentrionales du pays, les pollens des herbacées ne se répandent aux quatre vents que de juillet à septembre, tandis que vers les côtes méditerranéennes certains allergènes puissants sont encore présents au mois d’octobre.

Depuis une dizaine d’années, les périodes polliniques s’allongent. Cela est probablement dû au dérèglement climatique, d’une part, et à l’accroissement considérable du nombre de plantations, d’autre part. Par exemple, des cyprès ont été plantés sans prendre en considération les risques allergiques. Mais, il y a beaucoup de progrès dans le domaine : de nombreuses villes se posent dorénavant la question avant de choisir les essences décoratives de l’environnement urbain. Même s’il est difficile d’identifier avec précision les saisons où les pollens peuvent provoquer des allergies, il est toujours préférable d’être équipé de son traitement antihistaminique et de se renseigner sur l’éventuelle présence de pollens dans des lieux que vous prévoyez de traverser. La meilleure façon de lutter contre les pollens saisonniers est de prendre un certain nombre de précautions : disposez si possible des filtres anti-pollens sur les appareils de climatisation, lavez-vous les cheveux régulièrement (ils retiennent souvent les pollens), portez des lunettes, ne vous frottez pas les yeux. Il est également conseillé d’éviter de se baigner en piscine, le chlore irrite les muqueuses et l’organisme devient plus sensible aux allergènes.